lundi 3 mai 2010

Surprise surprise ! les surloyers abusifs

Lu dans les forums du site "comment ça marche"

" Bonjour,

Je réside dans une résidence HLM située à Paris. Mon bailleur m'applique un surloyer, calculé sur la base de mon revenu déclaré. A compter du 1er janvier et en application des nouveaux décrets relatifs aux logements locatifs HLM (?), ce surloyer est a fait un bond extraordinaire qui fait passer mon loyer total de 800 EUR à 2 000 EUR/mois. Est-ce possible au regard des textes de loi. Les augmentations ne sont-elles pas strictement encadrées? Merci pour vos réponses..... "

Un autre témoignage sur le blog d'une association de quartier : Locataire14 :

" je demeure dans le 14ème arr de paris et j'ai un 4 pièces du fait d'avoir eu 3 enfants. A présent que mes enfants sont majeurs, la RIVP de Paris nous font payés 549,00€ en plus de surloyer.Ce qui nous fait un loyer de 1200,00€ par mois.
Sommes que nous avons du mal à payer, car nos revenus ne sont pas très élevés, ( environs 3500,00€ à deux ). Ce que je ne comprends pas, c'est que deux de mes filles habitent chez nous, dont une a deux enfants de 2 et 6 ans et que la RIVP ne tient pas compte de cette charge supplémentaire, (elles sont sans emplois) Que peut-on faire? Merci. "

 
En effet c'est un peu difficile à comprendre :  pourtant c'est une " mesure prise pour augmenter la fluidité de l'occupation du parc social ??? " 
Vous avez dit fluidité ??? on pourrait y mettre d'autres qualificatifs...

lundi 22 mars 2010

SURLOYERS SOUDAINS et RETROACTIFS

Voici le genre de lettres que nous recevons à Paroles de locataires. Dans ce cas, nous réorientons les personnes sur les assistances juridiques des syndicats de consommateurs et de locataires (voir liens en marge de ce blog) afin qu'elles bénéficient de leur appui. Il est quand même malheureux d'arriver à des situations d'une telle complexité en étant simplement locataire d'un bailleur social !

Bonjour,

Je me permets de vous écrire car je viens de recevoir une lettre datée du 16 Mars 2010
m'annonçant un surloyer "normal" d'un montant mensuel de 156,05 euros. Il est également précisé que ce surloyer me sera appliqué à partir du mois d'Avril avec rappel pour les mois de Janvier, de Février et Mars !!! 

A titre de comparaison le SLS que j'ai payé en Mars 2010 s'élève à 22,62 euros, et ma
situation tant professionnelle que familiale n'a pas changé. Il "semblerait" que cela
ne soit plus le revenu imposable qui soit pris en compte, mais le revenu fiscal de référence.
Or, j'ai opté, pour ma déclaration de revenus 2008, pour les frais réels (en abandonnant l'abattement de 10%). Puis-je faire valoir à l'organisme que  ce mode de calcul m'est défavorable ?

Par ailleurs, le SLS de référence est de 1,00 alors que j'habite un appartement situé dans
un village de 3 000 habitants, localisé à 15km de la grande ville la plus proche. Serait-il possible de le négocier, afin d'obtenir un SLS de référence de 0,25 ?

Enfin, si je décide de quitter au plus vite le logement, aurais-je quand même à honorer
le préavis et à payer ce SLS depuis Janvier 2010 jusqu'à l'échéance ?

D'avance un grand merci pour votre aide et vos réponses.
Très cordialement,

GD
Ou se trouve la justice sociale ou le progrès d'une politique du logement derrière ces cas de surloyers soudains et rétroactifs ????

nb : de l'intérêt d'adhérer à une amicale de locataires ou une association pour bénéficier de l'aide juridique du syndicat auquel elle est adossée...

Etranglement par surloyers

Un article dans Zurbains.com   qui date de février 2010

" L'effet mécanique des surloyers, autrement dit du supplément de loyer de solidarité (SLS) issu de la loi de juillet 2006, a des conséquences redoutables pour les classes moyennes....

.... Or, compte tenu du niveau des loyers du parc privé dans Paris intra-muros, c'est une catastrophe financière qui touche particulièrement les classes moyennes, qui subissent brutalement une augmentation substantielle de leur loyer, mais qui n'ont pas les moyens de louer dans le parc privé ou d'accéder à la propriété.

Alors que l'idée de base était bonne, aujourd'hui des milliers de familles se trouvent étranglées par des hausses de loyer qui ont atteint 38% !  "

Une fois les régionales passées, comment vont réagir les politiques ? tant en région que dans les ministères ? Ces mesures "boutin-SLS n'ont aucun effet sur les objectifs des "Hautes politiques sociales ou des Hautes Politiques du logement" . Elles ne font qu'appauvrir des classes moyennes piégées au hasard des circonstances (impact du départ des enfants, impact d'un divorce, impact d'un revenu exceptionnel...). On a vite fait de tomber dans les rets des surloyers sans être vraiment un nantis ou une famille de privilégiés.
Nous en publions régulièrement des exemples piochés dans les forums ou entendus chez des voisins touchés par ces hausses de loyers abusives...

Qui sème le vent?

Mme Boutin s'affiche à côté de certains de ses amis de la majorité présidentielle et parade sur tous plateaux de T.V au lendemain de ces éléctions régionales en osant affirmer que " le gouvernement s'est écarté de ses fondamentaux".

De sa part on aimerait savoir lesquels?

C'est oublier un peu vite qu'elle a égorgée cette "petite classe moyenne" qui habitait les logements sociaux , qu'elle a tuée cette mixité sociale et ce "vivre ensemble" dont elle nous rabattait les oreilles et que faute de moyen elle n'a pas offert à cette"petite classe moyenne" la possibilité de quitter leurs logements.
Mais une chose est sûre, demain avec les hausses qui s'annoncent, cette "petite classe moyenne" ira à son tour - en silence - et avec la dignité que la caractèrise à la rue faute de bénéficier d'aides en tous genres .
A moins que tout cela conduise à tout enflammer.
M Benoist Apparu ou à son successeur, il est grand temps d'agir et avec bon sens cette fois ci. Il est vrai que c'est la chose au monde la moins partagé.

Sous oxygène , mais pour combien de temps encore!

Conscient ou alléché du coup politique à l'approche des "régionales " les élus de la majorité municipale parisienne crient au feu et jouent les pompiers de services pour atténuer les effets dramatiques du décret 21 aout 2008 relatif aux règles applicables tant au supplément de de loyer de solidarité qu'à la loi Boutin du 25 mars 2009 concernant l'abaissement des seuils des plafonds de ressources permettant d'accéder au logement social.
Ils consentent avec l'appui des Verts à une réduction de 50% de la hausse calculée par les technocrates de Mme Boutin dans l'attente de la convention entre l'Etat et Paris Habitat prévue au plus tôt pour janvier 2011.
Mesure à un coup souligne l'Adjoint au Maire de Paris!
Action de grâce sans doute, avant l'hallali final , quand on sait l'état des finances municipales.
Le pire est à craindre quand on sait que :
- juillet 2009 a été marqué par une hausse des loyers de 2,38% pour les locataires de Paris -Habitat ,
- janvier 2010 une hausse des loyers de 0,80% et de ...3,49% pour les parkings.
Il est vrai qu'il faut presser là où cela est encore possible si l'on veut poursuivre et amplifier l'ensemble des prestations sociales en faveur de tous les déshérités de la Terre et transformer en ghetto les immeubles sociaux.
Bravo, Messieurs les politiques.

Les SURLOYERS ABUSIFS toujours...

Un article dans le Monde du 19 mars 2009 dont nous reproduisons des extraits ci dessous :

Dans les HLM, de plus en plus de locataires doivent payer un surloyer


A Paris, les familles concernées gardent leur logement malgré l'augmentation de la quittance

Depuis quelques semaines, des associations de locataires voient débouler dans leurs permanences des habitants de HLM (habitation à loyer modéré), qui dénoncent des augmentations de loyer exorbitantes. Martine Trintignac, représentante de l'association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) cite l'exemple d'Istres (Bouches-du-Rhône), où le montant de certaines quittances a doublé, passant de 400 à 800 euros par mois. A Nancy, un fonctionnaire, résidant en centre-ville, a subi une hausse de 54 euros alors que son loyer de base s'élevait à 460 euros.

Ces ménages sont, en fait, touchés par les diverses modifications apportées au surloyer - ou supplément de loyer de solidarité (SLS) -, qui s'applique aux locataires dont les revenus dépassent les plafonds de ressources pour avoir droit à une HLM. Plusieurs textes législatifs et réglementaires ont profondément réformé ce dispositif.

Depuis l'entrée en vigueur, au 1er janvier 2009, d'un décret d'application de la loi Engagement national pour le logement de 2006, le SLS s'applique obligatoirement à tous les locataires dont les revenus dépassent de plus de 20 % les plafonds (contre 40 % auparavant). En outre, les modalités de calcul ont été durcies de manière à accroître le surloyer.

Autre transformation majeure : la loi de mobilisation pour le logement de mars 2009, dite « loi Boutin », a abaissé de 10 % les plafonds de ressources pour entrer dans un logement social. Du coup, les locataires au-dessus des seuils sont plus nombreux tout comme ceux susceptibles d'être assujettis au SLS : ces derniers seraient environ 130 000, contre 80 000 avant la loi Boutin, d'après le mouvement HLM. Le ministère du logement, lui, estime à 140 000 les ménages « concernés » par le SLS, dont 50 000 suite à la mise en application de la loi de 2009.

Des chiffres qui restent modestes au regard des quelque 4,2 millions de familles en HLM. Mais la progression est néanmoins très forte dans certains territoires. A Paris, sur un parc de 180 000 logements sociaux, le nombre de ménages soumis au SLS a doublé, passant d'environ 5 000 à 10 000, indique-t-on dans l'entourage de Jean-Yves Mano (PS), l'adjoint au maire de Paris, chargé du logement. A la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP), quelque 1 100 ménages payaient le surloyer en 2008 ; ils sont aujourd'hui « entre 2 100 et 2 200 ».

Mesure « dissuasive »

Ces mesures poursuivaient plusieurs objectifs : instaurer une plus grande équité entre locataires, inciter les familles privilégiées à quitter leur HLM - ce qui libère de la place dans le parc locatif social pour des personnes démunies...

A Paris, très peu d'habitants assujettis au SLS sont partis, affirme-t-on dans l'entourage de M. Mano. La RIVP pense qu' « une petite centaine » de ses locataires a déménagé en 2009 à cause du SLS. Une situation sans doute due au fait que, dans Paris, les loyers du privé restent, dans la plupart des cas, nettement plus élevés que ceux du monde HLM, même si ces derniers sont majorés d'un surloyer.

Dans la région d'Istres, Mme Trintignac constate que « les locataires les plus aisés partent, préférant se loger dans le privé ».

La réforme du SLS est contestée, car elle instaure une « double peine », selon la formule de M. Mano : le nombre de personnes touchées s'accroît et celles qui acquittaient déjà un surloyer subissent une ponction plus lourde. « Ce sont souvent des personnes de plus de 50 ans, résidantes de longue date dans leur immeuble, et qui n'arrivent pas à se reloger dans le privé », juge Alex Maudet, de la Confédération nationale du logement (CNL), la principale association de locataires. « C'est dur à vivre pour les locataires qui gagnent juste assez pour se voir appliquer le surloyer », renchérit Mme Trintignac.

Le mouvement HLM, lui, est favorable à un surloyer « dissuasif » pour les locataires très au-dessus des plafonds qui vivent dans des zones où l'offre locative est insuffisante. Mais à ses yeux, un SLS élevé « même pour ceux qui dépassent de peu ces plafonds, va pénaliser des familles modestes de manière injustifiée ». A Paris, les bailleurs contrôlés par la mairie ont créé un dispositif pour atténuer l'impact de la hausse des loyers imputable à la réforme du SLS.

jeudi 18 mars 2010

"La double peine"

A l'heure où les loyers du secteur privé demeurent stables, crise oblige, le Gouvernement stigmatise une certaine catégorie de locataires de logements sociaux qui se voit par le cumul du décret du 21 août 2008 et de la loi Boutin soumis à une "double peine" selon les propres termes de M. Jean -Yves Mano, Adjoint au Maire de Paris chargé du logement par la conjuration de la hausse des surloyers et de la baisse de 10,3 % des plafonds de ressources pour accéder au logement social.
Au delà des pourcentages qui représentent peu de choses pour nos Ministres et technocrates, voilà un cas concret:
C'est ainsi qu'il en coûte 212€/ mois de supplément , soit 28,22% d'augmentation, pour des revenus mensuels de 4 800€ après vingt ans de travail , sans doute la richesse pour Mme Boutin!

Belle augmentation à ressource constante et à charge constante!
Une telle augmentation est impensable dans le secteur privé.
M. Benoist Apparu il est temps de réagir sauf à vouloir assassiner une petite classe moyenne et à ghettoïser le parc social.

mercredi 3 mars 2010

Elections Régionales : SURLOYERS ABUSIFS et EXPULSIONS

Paroles de Locataires s'est exprimé sur TOUS les sites des candidats aux régionales en Idf, pour exprimer notre point de vue :
Nous prenons acte de vos déclarations et engagements notamment en ce qui concerne la préservation de la mixité sociale et du maintien des classes moyennes dans les logements sociaux.
 En effet nous sommes nombreux à être TROP RICHES pour le HLM et TROP PAUVRES pour le logement intermédiaire ou privé ; surtout dans les phases critiques de fin de carrière et de départs des enfants...

Parole de Locataire cherche à exprimer ce point de vue face à l'impact scandaleux de la loi BOUTIN qui déclenche des SURLOYERS ABUSIFS et envisage même des EXPULSIONS que le Privé n'oserait pas réaliser !!! Nous attendons sur ce sujet des engagements et des actes de votre part .

Salutation
http://parolesdelocataires.blogspot.com

Décision du Conseil de Paris

Le Président de Paris Habitat, Jean Yves Mano a décidé d'atténuer pour 2010, le barème de calcul du supplément de Loyer institué par la Loi Boutin. Il prend ainsi en compte les conséquences du décret du 21 août 2008 aux effets déjà dévastateurs (avec plus de 5000 personnes aujourd'hui touchées).

Nous citons une partie de la lettre envoyées aux locataires :

Le conseil d 'administration de Paris Habitat a fait connaître son sentiment sur ces nouvelles mesures qui vont peser sur les locataires dont les revenus demeurent modestes par rapport à bien d'autres et qui contribuent à la mixité sociale dans nos immeubles. ... Sans attendre la mise en place d'une convention entre l'Etat et les bailleurs sociaux prévus en 2011, le Maire de Paris a demandé aux bailleurs sociaux de neutraliser dès 2010, la hausse décidée par les pouvoirs publics.

Néanmoins cette mesure reste liée à l'année 2010 et demeure exceptionnelle. A quoi peut on s'attendre en 2011 après l'échéance des élections régionales.... ?

Voir également juste là

La Mairie de Paris prend la mesure de la loi Boutin


La Mairie de Paris a décidé d'atténuer les surloyers dans son parc de HLM pour venir en aide aux classes moyennes, principalement concernées par la mécanique des SURLOYERS. Le but est d'éviter que les ménages dont les revenus dépassent les plafonds de 20 à 50% ne paient pas 50% de plus. Il s'agit également de protéger la mixité sociale et le maintien des locataires issus de la classe moyenne dans le parc HLM parisien.

La Ville a demandé à ses propre bailleurs (Paris Habitat OPH, RIVP, SGIM, SIEMP, SEMIDEP) d'appliquer des mesures moins drastiques pour leurs locataires dès le 1er janvier 2010 et non en 2011.
Certains élus commencent à prendre la mesure de l'impact de la loi Boutin sur les classes moyennes : d'abord sur les aspects financiers comme les surloyers abusifs et espérons également sur les expropriations des locataires dont les enfants quittent le foyer familial à l'issue de leurs études... puisque rappelons que cette loi prévoit :
  • La suppression du droit maintien dans les lieux dans certaines situations (sous-occupation, ressources excédant largement les plafonds dans les zones tendues), afin de favoriser la mobilité dans le parc social.... (sic)

voir l'article sur le site Paris.fr où des exemples de SURLOYERS sont donnés ;
voir les commentaires chez Les Henriettes ;
et ceux de
Locataire 14.

jeudi 25 février 2010

2010 ! bonne année pour les SURLOYERS

D'autres témoignages sur les SURLOYERS qui se déclenchent au fil des mois sur le site du Médiateur de la République
" En application des dispositions du décret du 21 août 2008, mon loyer, en un an, est passé de 720.20€ à 1024.78 € (ce dernier chiffre pouvant être réévalué à hauteur de 1506,75 € avec un effet rétroactif au 1er janvier 2010).
Plus de 100% d'augmentation me parait déraisonnable. Ce droit d'Etat ne serait pas donné aux propriétaires privés. La mixité sociale est pour moi quelque chose de positif pour tous. Les personnes de classe moyenne permettent de modérer les problèmes de voisinage avec des personnes en situation de précarité. Si toutes les personnes payant un surloyer déménageaient, de nouveaux ghettos seront ainsi créés.
Cela fait plus de 20 ans que j'occupe cet appartement où j'ai élevé seule mes 3 enfants. Si de fait, j'ai toujours accepté de m'acquitter d'un surloyer en raison de l'évolution de ma situation financière, les nouvelles modalités de calcul sont inacceptables.
Cette nouvelle règle est à ma connaissance, différemment suivi selon l'office HLM. "

mardi 29 septembre 2009

Surloyers abusifs toujours

Un témoignage sur le site de France 2 :

"L'ETAT A MIS EN APPLICATION LES SURLOYERS DE SOLIDARITE POUR LES OCCUPANTS DE HLM.

Dans mon cas, j'ai élevée seule sans aucune aide mes deux fils et ai obtenu un HLM grâce au 1 % logement. Mon loyer vient tout simplement de doubler sans aucun préavis alors que je vais avoir 60 ans et suis encore soutien financier pour mes deux enfants qui débutent dans la vie active !

De plus, le projet de loi de MME LE MINISTRE, s'il est adopté, autorisera l'expulsion pure et simple de personnes qui ont travaillé dur toute leur vie pour élever leurs enfants et leur payer de bonnes études et qui ,au moment où elles arrivent à la retraite pensant pouvoir faire un peu d'économies et souffler un peu, doivent continuer à travailler pour en fait donner 50% de leurs revenus à l'état. Et pour couronner le tout, elles risquent de se retrouver à la rue !

C'est bien d'augmenter le nombre de logements sociaux mais au détriment de ceux qui en ont grand besoin pour une vieillesse paisible !!!

OU VA LA FRANCE ????? IL FAUDRAIT ORGANISER UNE EMISSION SPECIALE SUR LE SUJET ET ESSAYER DE FAIRE ANNULER CE PROJET DE LOI ABSURDE ET INHUMAIN ! "

lundi 28 septembre 2009

Revue de presse pour les "140 000"

Dans La Croix : une évaluation de 140 000 "vaches à lait" qui vont contribuer aux Surloyers et à la politique du logement social de la France....

Belle équité ! et quittez votre logement surtout ! avec sans doute une erreur dans le contenu de l'article quand on lit :
  • La réforme prévoit toutefois des garde-fous. La charge financière du ménage (ce qu’on appelle son « taux d’effort ») ne pourra excéder 25 % de ses revenus et la réforme ne remettra pas en cause le principe du droit au maintien dans le parc social.
J'ai peur que le droit au maintien soit bel et bien parti aux oubliettes avec le vote à la sauvette de cette loi "Boutin". On retiendra l'expression "Taux d'effort" ... on n'en fait jamais assez...

Idem dans Le Monde :
  • Pour le ministère, l'objectif est d'obtenir une plus grande équité entre les locataires et d'inciter les foyers qui ont les moyens de louer un appartement dans le privé à déménager.
Merci d'avoir pensé pour nous que nous avions les moyens... Car, pris dans les soucis d'argent et de chômage pour beaucoup, on n'y pensait même plus... c'est vrai !

Les modalités de votre départ s'organisent


En catimini de rentrée , les décrets accompagnant la loi Boutin tombent peu à peu... Votre expulsion prochaine s'organise tranquillement dans les détails...

Un petit résumé chez les Henriettes,

et un joli texte de décret à télécharger juste là.

Vous pensiez finir vos jours dans votre "apparte" ; où vous aviez élevé vos enfants, où vous aviez pris vos habitudes, où vous aviez réalisé des dépenses de maintenance et d'équipement pour mieux y vivre vos vieux jours..... que nenni ! mais non, mais non !

mobilité et adaptation avant tout !!!

Il va falloir bouger. Et on va vous expliquer comment...
Hardi les expulsés !
On va vous "boutiner" hors de vos pénates...

Surloyers pour 2010....

Sur les sites des Henriettes , quelques simulations utiles de Surloyers dans l'état actuel de la règlementation et de la loi Boutin...
si vous êtes limite... et si vos enfants prennent leur indépendance et quittent le cocon familial, Attention la "douloureuse" risque de s'avérer très sévère... en centaines d'euros par mois ...

Gagnez plus, payez plus !

Voir juste là
Et également chez "Locataire 14"

mercredi 15 juillet 2009

Les Surloyers éhontés au JT

Sur France 2 le 22 juin dernier, un point sur l'inutilité et l'inefficacité des mesures Boutin sur les SURLOYERS HLM et ILM :


Restons mobilisés, Fin 2009, Et accrochez vous aux murs !!! les plafonds s'effondrent encore...

Loi Boutin ! Paris s'en mèle ! il serait temps !!

Reprise de la VIDEO France3 publiée par le site des Henriettes. Les élus parisiens commencent à prendre la mesure des impacts des surloyers sur une classe moyenne en risque de précarisation de logement.


M Apparu solidaire de la loi BOUTIN ???

M. Benoist Apparu, nouveau secrétaire d’État chargé du logement et de l’urbanisme semble assez solidaire de la LOI BOUTIN et des règles de SURLOYERS improvisées par quelques technocrates...

Lors des débats à l'assemblée , le 30 JUIN dernier, la question suivante lui a été posée concernant les SURLOYERS dans le logement social :

M. le président. La parole est à M. François Asensi, pour le groupe de la Gauche démocrate et républicaine.

" M. François Asensi. Monsieur le Premier ministre, « l’État s’est progressivement effacé au profit du marché et s’est privé des principaux moyens dont il disposait », dans le domaine du logement social. Ce constat sévère est celui du Conseil d’État. Qui pourra nier le désengagement de l’État, avec une baisse de 7 % des crédits pour 2009, parachevée par la suppression du poste de ministre du logement ?

Plus grave encore :
la loi Boutin porte atteinte au principe républicain fondamental de mixité sociale. Avec la baisse des plafonds de ressources en 2010, les familles aux revenus modestes mais suffisants pour vivre seront étranglées par des surloyers de plusieurs centaines d’euros. Des familles implantées depuis des décennies sont contraintes de quitter leurs appartements HLM, sans aucune garantie de relogement.

Vous chassez ainsi la mémoire de ces quartiers populaires ; vous expulsez des leaders de réseaux citoyens et associatifs qui prenaient en charge la vie sociale de ces quartiers et en assuraient la cohésion.
Les débats autour du Grand Paris et d’une nouvelle urbanité ont pourtant forgé un consensus pour combattre la spécialisation des territoires, et pour réduire la fracture entre des zones de grande richesse et les zones de relégation sociale. Comment accepter que votre politique aille à rebours ?

Votre gouvernement invoque à nouveau le « modèle social français », mais en spécialisant des
quartiers pour les plus démunis, il condamne des territoires à être des ghettos de la misère et renforce tous les communautarismes.

Monsieur le Premier ministre, devant une crise financière qui fragilise les solidarités et la cohésion sociale des quartiers populaires, je vous demande de supprimer les surloyers et d’interrompre cette logique d’apartheid social. "
(Applaudissements sur les bancs du groupe GDR et sur plusieurs bancs du groupe SRC.)


LA REPONSE

M. le président. La parole est M. Benoist Apparu, secrétaire d’État chargé du logement et de l’urbanisme.

M. Benoist Apparu, secrétaire d’État. " Monsieur Asensi, la loi Boutin a créé le surloyer, qui est précisément un outil pour nous permettre de répondre à votre attente de mixité sociale.

En effet, aujourd’hui, nous n’avons pas cette mixité dans les logements HLM parce que
nous n’arrivons pas à créer assez de logement HLM pour permettre à l’ensemble des populations d’y entrer.
M. Marc Dolez. "C’est faux !"
M. Pierre Gosnat. "Respectez donc la loi SRU ! "

M. Benoist Apparu, secrétaire d’État. "Je vous précise, tout d’abord, que le surloyer est limité : nous ne pourrons pas percevoir plus de 25 % de la rémunération du locataire en ajoutant le surloyer. " "Ensuite, il nous permettra, demain, de disposer de moyens supplémentaires à destination des HLM pour construire plus et donc loger plus de Français. "

C’est faux ! » sur les bancs du groupe GDR et sur plusieurs bancs du groupe SRC.)

"Enfin, monsieur le député, je vous rappelle que le surloyer ne s’applique pas dans les quartiers les plus difficiles. Les familles les plus en difficulté ne seront donc pas touchées par ce dispositif. "
(Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe UMP.)

------------------
LA mobilisation contre ces mesures injustes reste donc d'actualité !!!
La ligne de défense et les justifications de cette loi commencent à être bien faible...

nb : Document et info obtenue après lecture du site des Henriettes.

Surloyers HLM abusifs

Les élus Parisiens commencent à prendre la mesure de l'impact abusif des règles de surloyers décidés par la loi BOUTIN. Le 23 juin, Jean-Yves Mano, adjoint au maire de Paris chargé du logement, tenait un point presse sur les thèmes suivants :

Surloyer de Solidarité à Paris,
baisse des plafonds de ressources :
Sauvons la classe moyenne !

Il donnait notamment l'exemple suivant :

Cas de figure 2 :

" Un ménage de deux personnes locataire de la RIVP réside dans un F3 de 77 m². Chaque époux gagne 2.300 euros nets par mois (150% des plafonds de ressources).

Avec la réforme du SLS, ce ménage a vu son SLS mensuel passer de 127 euros en 2008 à 398 euros en 2009, soit une hausse de sa quittance mensuelle de près de 271 euros par mois.

En 2010, avec la baisse des plafonds de ressources, ce SLS passera à 625 Euros par mois.

En 2 ans, le SLS aura augmenté de 390 %, et le montant total cumulé du loyer et du surloyer sera passé de 603 euros à 1 101 Euros par mois soit une hausse de 83 % de la quittance logement en 2 ans.

Conséquence de ces hausses, le taux d’effort du ménage qui mesure le rapport entre ses ressources et le montant loyer + surloyer acquitté atteindra 24 % au 1er janvier 2010 alors qu’il était de 13 % en décembre 2008. "

Pour quelle justice sociale ???



lundi 13 juillet 2009

Quid du double plafonnement ???

Comme la double peine, on s'interroge sur la règle définitive du double plafonnement qui sera appliquée pour AUGMENTER nos loyers, suite par exemple au départ de nos enfants...

Pourra t'on PAYER plus CHER que dans le PRIVE dans un logement social ???

Voir chez les Henriettes plus d'informations. Il conviendra de suivre avec vigilance les décrets d'application à venir...

Votre argent les intéresse.



Question en suspens....

QUESTION ECRITE d’Annick LEPETIT,
le Vendredi 26 juin 2009
Députée de Paris et Adjointe au Maire de Paris
chargée des déplacements, des transports et de l’espace public,
Mme Annick Lepetit alerte M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, sur les effets des surloyers pratiqués dans le parc social.

" Le décret du 21 août 2008 a imposé aux bailleurs sociaux l'augmentation forte et brutale des suppléments de loyer de solidarité. Cette décision est appliquée depuis le 1er janvier 2009 et peut donc faire l'objet d'un premier bilan. Les surloyers sont payés par les ménages dont les revenus dépassent d'au moins 20% les plafonds permettant l'accès au logement social, soit des familles appartenant aux classes moyennes dans leur immense majorité. A Paris, 4.500 ménages sont touchés, sur 120.000 potentiellement concernés. Le gouvernement comptait sur cette mesure pour amener de la mobilité dans le parc social mais seules 200 familles ont quitté leur logement. Tous les ménages restant ont par contre vu leur loyer augmenter de plusieurs centaines d'euros. Cette situation sera même aggravée à partir du 1er janvier, quand la baisse des plafonds votée dans le cadre de la loi de mobilisation pour le logement sera appliquée. Mécaniquement, le nombre de ménages parisiens concernés montera à 7.500 € et le montant des surloyers augmentera une nouvelle fois de 30% à 100% selon les cas. A titre d'exemple, un ménage de deux personnes, locataires dans le parc social parisien d'un F3 de 77 m2, gagnant chacun 2.300 EUR nets par mois, a vu son surloyer mensuel passer de 127 EUR en 2008 à 398 EUR en 2009. En 2010, avec la baisse des plafonds de ressources, il passera à 625 EUR/mois, soit une augmentation de 390% en deux ans. Constatant l'inefficacité des augmentations de surloyers pour provoquer de la mobilité dans le parc social, Mme Annick Lepetit demande au Ministre de modifier le décret du 21 août 2008 de manière à ne pas pénaliser davantage les classes moyennes vivant dans le logement social et à leur rendre le pouvoir d'achat qu'elles ont perdu. "


Bref le proprio augmente et les gens payent sans mots dire...
Quelle mobilité sociale dans tout cela ?
dans l'intérêt de quelle politique sociale ?
est ce que cela peut durer ????

jeudi 4 juin 2009

Appel à témoignage

Paroles de Locataires a pour vocation à donner retentissement et à faire rebondir vos témoignages sur les impacts de cette loi Boutin sur votre vie :

  • Effet du SURLOYER soudain, montant aberrant d'augmentation, précarisation de votre bail et de votre avenir dans VOTRE logement... déménagement à envisager sérieusement et en dépit de votre attachement à votre appartement ... etc etc

Envoyer nous par mail vos témoignages et vos commentaires, nous les publierons ici même, dans ce blog :

paroledelocataire (at) gmail (point) com

Loi de mobilisation pour le logement

Sur le site du de l'Agence nationale pour le logement, une analyse de la fameuse "MLLE" ou autrement dit :

Loi de Mobilisation pour Le Logement et la Lutte contre l’Exclusion

Utile pour la décrypter dans ses aspects pratiques : notamment relations Propriétaire-locataires.

Lire également les analyses juridiques sur le SLS, Supplément de (sur)loyers solidarité.

Hausse des loyers HLM

Sur le site de la CLCV : le point sur les hausses de loyers :

  • une augmentation moyenne en 2008 (2,3%) encore plus forte qu’en 2007 (2,0%)...
  • 3,5% des organismes procèdent encore à une récupération de la période de gel des loyers...
  • 45 % des organismes pratiquent des hausses de loyer différentes selon les logements...
A surveiller dans vos associations de co-locataires

samedi 30 mai 2009

Déçu et trahi....

à lire sur le site de Mme Boutin :

" Madame oui, cette loi est d'une rare violence , comment pouvez-vous rester insensible à tous ces témoignages de détresse . Elle va conduire tout droit à la révolte des classes moyennes sacrifiées , c'est une loi inique, scélérate , indigne de la France, honte au gouvernement qui l'a préparée , honte aux députés qui l'ont votée sans en comprendre les conséquences et pendant ce temps voilà ce que vous écrivez: : La joie de travailler pour chacun des Français au coeur même de la République : j'aime passionnément tout cela !! Si ce n'était si grave , il faudrait en rire. "

Gabriel

jeudi 28 mai 2009

Surloyer et zou...

Lu dans les commentaires sur le site de Mme Boutin

Surloyer :

" J'ai été sommée de quitter mon logement, toutes affaires cessantes pour la bonne raison que le nouveau barème m'a augmenté sans crier gare le SLS de 450%. Nous avons plus de 65 ans, jamais nous avons été endettés: du fait de ce décret d'août 2008, nous voilà endettés, alors que toute notre vie nous avons pris soin de payer toutes nos dettes.

L'organisme ne nous accorde aucun répit ou aucune négociation: il faut payer depuis janvier 2009 ou partir tout de suite (il aurait même fallu partir avant d'être prévenu de cette augment.ation!). Or comme nous ne pouvons payer nous devons partir: mais où? Il n'y a aucun respect de la personne, aucune négociation: pourquoi ne pas nous avoir convoqués et nous dire: "vous n'êtes pas à votre place, on vous laisse six mois, un an pour partir"? Nous sommes humiliés par cette politique du pire qui n'a aucun respect de l'autre et qui le considère comme un objet! " M Cros

vendredi 22 mai 2009

Loi Boutin: La St Barthélemy des classes moyennes laborieuses

Pour répondre au manque de logements et à l’incurie de nos gouvernants en matière de logements sociaux, M Jean Louis Borloo et Mme Christine Boutin stigmatisent une catégorie de français : « Les riches locataires du parc social locatif ».

Expression reprise en boucle par certains médias, trop heureux d’opposer une classe sociale à une autre, même si certains d’entre eux laissent percer le doute et le sarcasme sur une mesure qui touche de l’avis même des professionnels , peu de monde , mais toutefois, suffisamment pour générer des drames humains.


Pour faire simple, deux textes, une fois encore sous couvert de bons sentiments et de justice sociale sont à l’origine de cet engrenage périlleux :

» L’un dit « décret du 21 aout 2008 » puise sa légitimité dans la Loi « Engagement National pour le Logement » du 13 juillet 2006 et vise exclusivement le montant des surloyers. Pas de rupture sur ce point, fidèle aux traditions, le Gouvernement profite de la torpeur estivale pour le publier et annoncer la facture…

» L’autre dite Loi de « Mobilisation pour le Logement et la lutte contre l’exclusion » plus connue sous le nom de loi Boutin du 21 février 2009 baisse non seulement les plafonds d’attribution de 10,3% mais encore remet en cause le principe du droit au maintien dans les lieux reconnu depuis la Libération.


Qui visent –ils ?
S’agissant des surloyers, les locataires du parc conventionné et non conventionné sont concernés, c'est-à-dire les HLM, les PLA, PLAI, PLS, ILM, soit « les petits, les sans –grade » en bref tous ceux qui à l’origine appartiennent non seulement aux catégories sociales à faible revenus mais aussi ceux qui ne disposent pas d’appuis suffisants pour forcer les portes du parc dit intermédiaires c'est-à-dire les PLI et ILN, aujourd’hui exempté par la mesure.


Une fois de plus, la France est fidèle à ses traditions, « elle presse avec hypocrisie le maillon faible » c'est-à-dire cette petite classe moyenne " toujours assez riche pour payer des impôts, jamais assez pauvres pour percevoir des prestations", voire sacrifier sur "l’autel de la mixité tandis que l’on cultive l’entre – soi pour les franges de la société plus favorisées "

C’est ainsi que ces locataires, Tiers –Etat du parc social, se voient soumis depuis mars/avril 2009 à un véritable racket locatif si leurs revenus dépassent d’au moins 20% les plafonds d’attribution d’un logement social qui sont pour Paris (*valeur 2008) :

- de : 24.306€ pour une personne seule,
- de : 36. 326€ pour un couple sans enfant,
- de : 47.620€ pour trois personnes ou une personne seule avec une personne à charge,
- de : 56.855€ pour quatre personnes ou une personne seule avec deux personnes à charge.
Soit la fortune !


Selon quelle modalité ?
Par la mise en place d’un surloyer dont les modalités de calcul fixées par le décret du 21 aout 2008 témoignent du décalage de nos élites par rapport aux réalités des « petites gens ».
En jouant sur la valeur du coefficient de dépassement du plafond de ressource le décret précité se fait l’ardent exécuteur de la petite classe moyenne.

Pour exemples :
- pour un foyer d’une personne dans un logement de 55 mq avec un loyer initial de 340€ gagnant 2544€/mois soit 30.528€ par an subit une augmentation de surloyer ( SLS) de 87€ soit une hausse de loyer de 26% ,
- pour un couple de deux personnes dans un logement de 70mq avec un loyer initial de 580€ sans enfant gagnant 3650€/mois soit 43.800€ par an soit légèrement plus que le SMIC subit une augmentation de SLS de 58€ soit une hausse de loyer de 10%
- pour un foyer de trois personnes dans logement de 70mq pour un loyer initial de 580€ (2 adultes, 1 enfant) gagnant 5000€/mois soit 60.000€ par an subit une augmentation de SLS de 110€, soit une hausse de loyer de 19%
- pour un foyer de quatre personnes dans un logement de 100mq pour un loyer initial de 800€ gagnant 6900€ / mois soit 82.800€ par an subit une augmentation de SLS de 457€ mensuel soit une hausse de loyer de 57%.

Hausse légère, sacrifice anodin, solidarité - a minima - eu égard à la crise du logement et à la détresse de certains de nos compatriotes. Assurément, paroles de nantis qui oublient que voici peu, la Gaudeloupe a été conduite à paralyser son économie pour 200€/mois.

Sans compter avec le départ de l’enfant du foyer, où là le surloyer explose.

Qu’importe, il s’agit de poursuivre à la vindicte cette classe laborieuse en vue de les opposer aux pauvres et de gagner peut être ainsi les faveurs du Prince.

C’est ainsi que la loi Boutin stipule :
► La diminution des plafonds de ressources de 10,3% pour les locataires -une fois encore- du parc social conventionné et non conventinné, c'est-à-dire très généralement les plus fragiles sans compter qu’une telle baisse élargit l’assiette des bénéficiaires…

Avec pour conséquence au 1er juin 2009 désormais :
- dans le premier cas une augmentation totale de SLS de 202€ /mois soit une hausse totale de loyer de 60%,
- dans le deuxième cas, le quasi smicard, une augmentation totale de de 194€/mois soit une hausse totale de loyer de 33%,
- dans le troisième cas une augmentation totale de SLS de 257€€ soit une hausse de loyer de 44%,
- dans le quatrième une augmentation totale de SLS de 712€/mois soit une hausse de loyer 90%!

Belle hausse, notamment en période crise. Belle initiative pour réduire le pouvoir d’achat, déséquilibrer un budget, ruiner le projet éducatif d’une famille, mettre à la rue un grand nombre de locataires dont le seul mal est de pouvoir payer son loyer sans avoir recours au APL et assurer l’entretien du parc social.


► La remise en cause du principe du maintien dans les lieux, cette fois ci pour tous, c'est-à-dire locataires du parc conventionné , non conventionné et intermédiaires en cas de :
"sous occupation" lorsque le nombre de pièces est supérieur de plus de 2 au nombre de personnes selon des modalités autoritaires voire quasi totalitaires qui conduiront à des drames humains.

C’est oublier pour beaucoup leur incapacité d’emprunter eu égard à leur âge, ou tout simplement leur impossibilité financière à se reloger dans le secteur privé voir à subir un « déplacement d’office » qui les conduirait à quitter Paris pour la banlieue.

Quant aux gardes fous prévus c’est l’hôpital qui se moque de la charité (locataires de plus de 65 ans, personnes handicapés, loyer inférieur à l’ancien…),
» de revenus dépassant au moins de 2 fois les plafonds de ressources d’attribution de logements sociaux.

C’est oublier pour beaucoup le rôle et la place du 1% patronal dans le cadre du logement social tant sur le plan financier, juridique que de la mixité sociale. C’est vouloir ghettoïser à marche forcée le logement social. Il y avait beaucoup à apprendre de cette mixité sociale qui tendait vers le haut l’ensemble des locataires d’un immeuble et avait déjà fait l'objet d'une baisse des seuils des plafonds d'attribution.

Approche confirmé par M Nicolas Sarkozy, dans son livre « Témoignage » ou il déclarait : « Bâtir la mixité sociale sur la partie la plus en difficulté de la Société, la moins dynamique ne permet pas de déclencher un élan mobilisateur pour une nouvelle étape ».

Chapeau bas, Madame la Ministre, désormais, les locataires du parc social connaissent une plus grande fragilité que les locataires du secteur privé mieux encadrés par la loi du 6 juillet 1989.

En effet, la combinaison des articles 17 et 18 de la loi précitée témoigne du souci du législateur de l’époque à l’égard du locataire puisqu’il est prévu en cas d’une augmentation de loyer dans le seul cas du renouvellement du bail :

- d’informer le locataire au moins six mois avant le terme du contrat du nouveau loyer,
- la saisine possible d’une commission de conciliation quatre mois avant le terme du contrat,
- la saisine du juge en cas de désaccord persistant, et à défaut de la saisine du juge le contrat est reconduit aux conditions antérieures,
- l’augmentation de loyer est progressive, elle s’applique par sixième annuel au contrat renouvelé si l’augmentation est supérieur a 10p.100,
- la possibilité laissé au gouvernement d’encadrer les loyers là ou la pression est traditionnellement forte, tel que Paris.

Qu’importe autres temps autres mœurs. Toutefois, Madame la Ministre, n’oubliez pas que le candidat Sarkozy se présentait comme :

- le chantre du « travailler plus pour gagner plus » et que votre loi va à l’encontre de ce principe, elle fait le lit des assistés toutes catégories confondues, puisque dépasser d’un euro le seuil du plafond de ressource d’attribution pénalise de près de 100€,

- Le héraut des classes moyennes en déclarant « que les classes moyennes doivent être le cœur de toute politique » et qu’avec vous il en devient le fossoyeur,

- l’ « homme du pouvoir d’achat » sauf pour de nombreux locataires du parc conventionné qui voient leur budget amputé.

Il est à craindre, Madame la Ministre, que le remède soit pire que le mal. Pour une minorité de cas vous conduisez une majorité de quinquagénaire à la rue, qui au fil du temps, a vu ses revenus s’améliorer sans pour autant être « riche » et venir grossir à terme le nombre des 600.000 séniors Sans Domicile Fixe faute de pouvoir payer ou de se reloger dans le secteur privé.

A vouloir jouer l’idole des opprimés je crains que vous soyez l’ayatollah des classes moyennes si j’en juge par votre déclaration dans le quotidien « Métro » du 15 mai 2009 « Si ces mesures ne devaient que concerner 50 personnes cela vaudrait la peine ».

J’ajoute, Madame la Ministre, que votre exemple de foyer à 9000€ /mois tourne à la farce car vos mesures frappent aussi et en majorité des familles de deux adultes et deux enfants qui gagnent au mieux entre 5500€ et 6500€/mois pour qui un surloyer mensuel ex abrupto de 250€ ou 600€ est une véritable catastrophe.

Il est vrai pour s’inspirer d’une chanson de Jacques Brel « que chez ces gens là on n’casse pas ». Dès lors on joue politiquement sur du billard.

Là, ou quelques mesures de bon sens auraient suffi : des dispositions spéciales pour Paris et l’Ile de France, une application par palier de 5 %, au lieu de par pourcent, voire une simple application stricte de la réglementation, il est sans doute préférable de tout enflammer et de ghettoïser le logement social pour constater dans dix ans l’énorme gâchis.

Mais il est vrai, j’oubliais, que vous ne serez plus Ministre, alors qu’importe !

vendredi 24 avril 2009

Locataire14, le blog

Un autre blog essaye de s'exprimer contre la loi Boutin :

avec en conclusion : Il ne suffit pas de faire appel au bon sens très théorique des élus. Il faut aussi et surtout faire attention à ne pas voter pour n'importe qui...

Celui qui trinque, c'est toujours le locataire !

Lu sur le site des "Henriettes", sur l'art et la manière d'annoncer les surloyers "par téléphone" dans le logement social... et de faire payer la rétroactivité de plusieurs mois en "une fois"...

dimanche 19 avril 2009

Déception et amertume


En préambule, je souhaite saluer votre honnêteté intellectuelle tandis que vous laissez loyalement s’exprimer sur votre blog des idées pas forcément favorables à vos récentes décisions.
Dès lors, il ne me paraît pas inutile de vous éclairer, comme d’autres l’ont fait ici avant moi, sur les conséquences de votre loi sur une famille très typiquement moyenne.

J’ai 53 ans, mon épouse 52 ans et notre fils 23 ans, vient déterminer ses études, et demeure avec nous dans le petit trois pièces que nous occupons au sein d’un quartier de Paris dont nous sommes tous trois natifs.

Il y a une vingtaine d’années, ce logement nous fut attribué par l’intermédiaire du 1% patronal.
Dès lors, nous nous étions inscrits dans l’idée que nous pourrions rester là jusqu’à la fin de nos jours, aucune raison contraire n’étant de nous connue,puisque cela paraissait relever du reste de la convention passée entre lepropriétaire et l’entreprise qui nous emploie.

Nous avons travaillé, beaucoup, pour tenter de nous élever socialement et,ce faisant, au fil du temps nos revenus ont évidemment progressé.
Ainsi, il fut un jour où nous avons commencé à payer un surloyer dont nous n’avons jamais discuté la légitimité du fait de son caractère raisonnable.

Durant toutes ces années, nous avons réussi tout d’abord à remonter une situation sociale difficile, puis nous nous sommes attelés à améliorer notre habitat en le meublant plus confortablement et en y faisant pratiquer quelques travaux tandis que nous pensions pérenne notre installation dans les lieux.

Surtout, et nous n’en sommes pas peu fiers, nous avons pu offrir à notre fils les études qu’en notre temps, enfants d’ouvriers, nous n’avions pu suivre.
Il y a peu, nous envisagions même de concrétiser le rêve de notre vie, plus précisément l’achat d’un petit bien immobilier en province en complétant d’un crédit le modeste pécule dont nous disposons après avoir lentement économisé, euro après euro.

Et puis………….votre loi……………..

Dans l’immédiat, notre fils habitant encore avec nous, le surloyer fortement majoré (250€) qui vient de nous être signifié reste en ce qui nous concerne dans les limites de l’acceptable.
Par contre, dès qu’il quittera le domicile familial, ce surloyer deviendra plus que dissuasif et nous étranglera littéralement.

Il est tellement exagéré, comme la brutalité des mesures qui l’accompagnent qui ne prévoyaient même pas dans un premier temps la notion de prix du marché, que je le qualifierais d’haineux.
C’est en tout cas ainsi qu’il est vécu par les français moyens que nous sommes, cochons de payeurs, comme toujours. Y sommes nous pour quelque chose si nos représentants politiques n’ont pas géré le problème du logement comme il se devait ?

D’autres mesures ne pouvaient-elles être envisagées comme celle qui semblait à l’étude il fut un temps et qui visait, dans le droit fil de la volonté de notre Président, à favoriser l’accession à la propriété par la vente des logements sociaux à leurs occupants ?

Voilà une mesure positive qui aurait à la fois dégagé des fonds pour la construction en répondant à l’aspiration d’un grand nombre.

Jacques

samedi 18 avril 2009

Surloyer : Boutin ghettoïse!

Lu sur le Blog de Stephane Gatignon, Maire de Sevran et Conseiller general de Seine Saint Denis (93) :

" Voilà une réforme dont personne ne parle, alors même qu’elle a des conséquences dramatiques sur la vie de nos villes.

Le surloyer consistait jusqu’à présent à faire payer aux occupants d’un logement HLM un supplément à leur loyer, si leurs revenus excèdent un certain seuil.
Cette mesure vient d’être amplifiée par la loi Boutin, puisqu'elle abaisse encore les seuils! Mécaniquement, beaucoup de gens aux revenus moyens se retrouvent donc aujourd'hui priés de faire leurs bagages!
C’est tout simplement une catastrophe, car c’est un vecteur essentiel de la mixité dans les quartiers, et souvent même dans les centres-villes de communes de banlieue.

Quand j’étais jeune, j’ai vu lors de la première loi en la matière mon quartier d’Argenteuil se vider de ses cadres, fonctionnaires, et autres habitants des classes moyennes. La ghettoïsation a fait un grand pas en avant.

Cette fois, on la prolonge, on la structure. On laisse les pauvres avec les pauvres, tout simplement.L’argument en faveur de cette suppression est ridicule.
Ces gens occuperaient des logements qu’ils ne méritent pas, puisque leurs revenus leur permettraient d’aller trouver mieux ailleurs.

En leur demandant de quitter les lieux, la ministre entend donc favoriser les plus modestes, en mal de logement. Et donc occulter complètement le cœur du débat : le manque de logement en France, qui restent à construire !

Alors même que cela pourrait être un axe majeur du plan de relance…beau gâchis. En attendant, la principale menace concerne le pays tout entier, ou presque. Le problème est tout simplement ce qu’on veut faire de la ville.

Pour « faire » la ville, on ne peut se passer d’une mixité sociale, pilier de la vie en commun. Sans elle, on s’apprête à enfermer chacun dans les limites de son propre groupe social, avec ses semblables.

Finalement on va dans le même sens que les plus riches, qui cultivent de plus en plus l’entre-soi, en choisissant d’habiter dans les quartiers peuplés de cadres supérieurs, et contournent pour ce faire la carte scolaire notamment. En fait, on est tout simplement en train de structurer la ville française, et donc la société toute entière, sur le modèle néo-libéral du chacun pour soi, chacun chez soi. "


Le blog de Stéphane Gatignon

mardi 7 avril 2009

Vos enfants partent, décampez aussi !!

Toujours des témoignages de " nantis " sur le site de Mme Boutin :

" Madame,
je suis seule et j'habite un F4 depuis que mes 2 enfants sont parties se marier. ..

Si votre loi passe cela voudrait dire que je devrais quitter mon logement que j'ai amélioré et mis à mon goût pour pouvoir en profiter à la retraite.

L'objectif de ma vie c'était d'avoir un logement à mon gout, je ne suis jamais partie en vacance, je n'ai jamais fait aucun frais, j'ai toujours vécu très modestement mais tout passait dans l'amélioration de mon habitat car je savais qu'avec 850€ mensuel de retraite, je ne pourrait plus rien faire..

Il n'a jamais été question à aucun moment de nous déloger, un logement hlm si on était bon payeur restez notre logement jusqu'au bout. Mes parents vivent depuis 60 ans dans un hlm et aujourd'hui il profite de ce qu'ils ont fait toute leur vie pour améliorer leur confort.

Si on nous avez dit cela , c'est sur que personnellement j'aurais mis mon argent ailleurs ou de côté pour emménager un autre logement.

J'ai connu de très difficile période chômage, mes filles que j'ai élévé seule etc...mais j'ai toujours payé mon loyer rubis sur l'ongle, quitte à aller manger avec des bons et des colis alimentaires .

Je tenais plus que tout à garder la seule chose qui me procure le plus de bonheur et qui me rassure.

Depuis 2 ans ou je suis à la retraite , j'ai refait tout mon installation électrique qui m'avait été refusé par les HLM car m'ont ils dit " c'est à votre charge "cela a impliqué (beaucoup de privation et d'économie) j'ai refait tout les sols et tous mes murs pour y vivre heureuse et tranquille à la retraite ...

...De plus , je n'ai pas que 850€ pour vivre et personne pour un éventuel déménagement mes enfants sont très occupés.... "

Barbara


allez, allez, circulez, mobilité !!!

Surloyer-expulsion

Toujours sur le site de Mme Boutin

" Madame le Ministre,

Je n'ai rien à redire sur l'esprit de la loi votée qui envisage que les foyers ayant eu droit à un logement social mais qui gagnent aujourd'hui correctement leur vie laisse leur place. En revanche, je trouve les modalités d'application de cette loi complètement irresponsables quand aux conséquences que cela va entraîner dans le budget des foyers concernés et irrespectueuses de ces mêmes foyers qui, pour certains depuis 30 ans, n'ont jamais failli au paiement de leur loyer.

En ce qui nous concerne, nous avons appris le 26 décembre dernier que le montant de notre loyer + surloyer allait augmenter de 120 % ! et cela dès janvier 2009 ! Nous ne pourrons pas payer la somme qui nous est demandée sans mettre notre budget en déséquilibre. et nous mettre donc en difficulté financière.

Qui peut sans difficulté payer 2100 euros de loyer au lieu de 800 en étant averti 15 jours avant de payer !!!??? Des privilégiés dont je ne fais pas partie...

Des familles vont basculer du jour au lendemain dans des difficultés financières et des situations de contentieux. Qui paiera leurs découverts financiers pour celles qui ont opté pour un paiement de leur loyer par prélèvement bancaire ?

Quelle solution pouvez-vous apporter pour pallier le manque de réalisme du décret d'application de la loi qui n'a prévu ni progressivité financière ni échelonnement dans le temps ?

Nous sommes impatients de lire les solutions que vous pouvez nous apporter sur ce problème.

Veuillez agréer, Madame le Ministre, ma considération distinguée..."

Anita H

lundi 6 avril 2009

Programmer l'exclusion des logements sociaux ?

Lu sur le site de Mme Boutin, dans les commentaires :

" ... Quelles alternatives s'offrent aux petites classes moyennes dont vous avez programmé l'exclusion des logements sociaux ? Demeurer s'il est possible dans le secteur social et payer un loyer d'un montant devenant rapidement prohibitif eu égard aux ressources réelles dont disposent les foyers les plus modestes et au faible niveau le plus souvent de prestations délivrées par le bailleur social, payer un loyer d'un montant plus prohibitif encore dans le secteur privé où la modération n'est pas de mise, s'endetter pour de longues années en formant le projet d'une accession à la propriété devenue souvent inaccessible en raison de la progression des prix, ou se résoudre à louer un logement très éloigné de son lieu de travail, là où les loyers sont moins chers ?

... Où est la cohérence dans tout cela ? Où sont les mesures d'accompagnement telles qu'un transfert vers des logements de type intermédiaire lorsque l'on apprend que pour Paris, 5% seulement des 110.000 demandes de logements présentées tous secteurs conventionnés confondus, sont satisfaites ? ...

Dans un contexte de crise économique et sociale, assombri par des perspectives très incertaines, des menaces sur l’emploi, sur le pouvoir d’achat, sur l’épargne des particuliers, vous défendez un projet qui suscite peu d’espoir et qui soulève beaucoup de mécontentement. Voilà ce qui s’appelle être à contre courant !

Il serait de sage politique de faire preuve de modération vis-à-vis des occupants des logements sociaux qui relèvent des catégories « intermédiaires » et notamment à l’égard des plus modestes d’entre eux.... "

Christian B.

Lire la suite juste là

Mme Boutin, avez-vous oublié les familles ?

Encore un témoignage, sur le site de Mme Boutin, sur les dégâts collatéraux de sa fameuse LOI de SURTAXE et d'EXPULSION programmée :

" Madame le ministre,

J'ai pu par le passé, constater que vous étiez soucieuse de protéger les publics fragiles. Les familles mono parentales - dont le chef de famille est le plus souvent une femme et dont la fragilité financière est presque toujours très délicate - en font partie.

Je fais partie de ces femmes qui élèvent seule leurs enfants avec toutes les difficultés financières qui en découlent...

Aujourd'hui, en étudiant de près votre projet de loi logement je réalise que si actuellement je suis largement à l'abri d'une expulsion de mon logement (je suis de plus de 20% en deçà des plafonds), il n'en sera pas de même dès que mes enfants n' habiteront plus avec moi : je dépasserai alors - suite à la baisse de 10% du montant des plafonds - de 20% ces mêmes plafonds et aurait obligatoirement à payer un surloyer prohibitif, alors même que - comme nombre de parents je serai seule à pouvoir aider financièrement mes enfants.

Bien sûr, à ma retraite je serai - très largement ! - revenue dans les plafonds..mais je ne serai plus, alors, dans mon logement HLM, les nouveaux surloyers appliqués, auront empêché que je puisse me maintenir dans mon logement.

Assumer seul(e), un ou des enfants laisse exsangue sur le plan financier - notamment quand, comme c'est mon cas, aucune pension n'est perçue. Je n'aurai pu - comme d'autres couples le font - épargner en vue d'être propriétaire ou de préparer mes vieux jours : il y a peu, cette perspective ne se présentait pas à moi comme quelque chose d'effrayant, car je croyais être assurée de vivre ma retraite dans un logement au loyer décent.

Ce n'est plus le cas aujourd'hui et je ne saurai vous décrire l'angoisse qui est la mienne quand je pense à ce que seront mes finances lorsque j'atteindrai l'âge de la retraite (qui sera en outre grevée des 3 ans de congé parental que j'avais pris à la naissance de mon enfant, comme nombre de mères).... "

signé Antoinette

La suite juste là...

Lu sur le site de la CLCV


Plus d'informations sur les SURLOYERS et les hausses constatées en 2008 des loyers HLM.


Le détail de la position de la CLCV : " ... la CLCV se mobilise contre la précarisation des locataires et l'atteinte à la mixité sociale ..."


Loi BOUTIN : " un projet de loi pour le logement bien peu mobilisateur "

La CLCV s'engage au coté des locataires

La CLCV , Association nationale des usagers et consommateurs soutient la cause des locataires inquiets par les dégâts de la Loi Boutin et lance un plan de mobilisation.

Voir leur article :
" Quand le logement social est malade,
le gouvernement casse le thermomètre "

" Arrêter la désinformation ! A en croire nos dirigeants, les HLM seraient peuplés de riches qui n'auraient rien à y faire...."

La suite en cliquant juste là

mercredi 1 avril 2009

Loi injuste et inhumaine

Un commentaire sur le site de Mme Boutin :

" Loi injuste et inhumaine ! oui, c'est vrai ! "

" je rejoins totalement les commentaires de F. C ci-dessus. J'ai élevé seule et sans aucune aide deux enfants, j'ai fait en sorte de n' avoir à dépendre d'aucune aide de l'état. Je travaille dur depuis 40 ans dont 20 ans pour les élever de mon mieux.

J'ai obtenu mon logement HLM grâce au 1% logement après bien des années d'attente. Aujourd'hui, mes fils sont grands et débutent leur vie active, ils ne sont donc plus à ma charge en théorie, mais je continue à les aider financièrement et à payer leurs prêts étudiants dont l'un ne vient à échéance qu'en 2011....

Bien sûr mes revenus se sont améliorés, c'est normal après 20 ans de loyaux service auprès de mon employeur ! Mon appartement je l'ai bichonné, repeint, j'y ai fait des travaux peu à peu en fonction de mes moyens, c'est mon havre de paix après une journée bien remplie, le lieu où je me ressource où j'apaise ma fatigue.... et on veut me l'enlever alors que j'ai toujours payer religieusement mes loyers et mes impôts !!

Etre honnête et travailleur ne paye-t-il plus de nos jours, il faudrait être fainéant et assisté ? non je ne peux pas le croire, je porte la France en plus haute estime, elle ne donnera pas une telle image à nos voisins....

J'espère de tout coeur que madame la Ministre va revoir ses "critères " avant de faire voter une loi totalement inhumaine et injuste... certains méritent certainement de quitter ces logements mais les honnêtes gens qui arrivent aux portes de la retraite après 40 ans de dur labeur, qu'on les respecte et qu'on les laisse vieillir en paix !

Réfléchissez-y madame la Ministre... et merci en particulier au nom de toutes les femmes qui ont affronté seules la vie avec courage et détermination afin d'élever dignement leurs enfants !!!!! "

écrit par Tanga

Voir également juste là

Un député contre la remise en cause du droit au maintien

Un député qui s'exprime d'une certaine façon contre la remise en cause du droit au maintien :

Prise de position sur le site de Martine Billard Députée sur Paris (1,2,3,4 arrdt)

" ... Vous remettez en cause le droit au maintien en logement social de façon autoritaire, en opposant les classes moyennes aux plus démunis, qui sont sur liste d’attente. Certes, dans certaines situations, il est légitime de vouloir remédier à la sous-occupation de certains appartements – je pense aux cas typiques des foyers où les enfants ont quitté le domicile familial en atteignant l’âge adulte – mais, pour cela, il faut organiser les procédures d’échanges volontaires de façon plus efficace. Car en l’absence de régulation des prix dans le parc privé, voire du blocage temporaire de trois ans des loyers comme les députés Verts le proposent par amendement, vous faites un mauvais coup aux locataires du parc social en organisant leur expulsion. C’est aussi un coup porté à la mixité sociale des quartiers HLM ... "

janv. 2oo9

Déloger Pierre pour loger Paul

Extrait sur le site du PCF

" Déshabiller Pierre pour habiller Paul, version brique et béton : voilà la dernière trouvaille de Sarkozy pour mettre fin à la crise du logement en France. De dangereux spéculateurs se cacheraient aujourd’hui dans les étages de nos HLM de banlieues.

Des gens qui, par exemple, au soir d’une vie de labeur, auraient accumulé un magot tel qu’ils exploseraient les plafonds des ressources donnant droit à un logement social et l’occuperaient donc indûment. Des gens sans scrupules qui paient chaque mois leur loyer, depuis des dizaines d’années, pour un modeste appartement dans un quartier où ils ont tissé leur réseau de relations... Leur vie est là.

Mais l’ex maire de Neuilly est vigilant : ces locataires occupent des logements qui devraient revenir à plus pauvres qu’eux. Tous les trois ans, la situation des habitants des tours et barres sera passée au crible pour débusquer les abus. Après le travail précaire, le logis précaire.

Fidèle à sa tactique de toujours, Sarkozy oppose entre eux les moins bien lotis : mal-logés et personnes en attente, interminable, de logements contre locataires de HLM. »Hypocrisie » disent les communistes. Légèreté, duplicité aussi.

Les statistiques du mouvement HLM sont nettes : la proportion des ménages à l’aise financièrement dans le logement social ne cesse de baisser ; la paupérisation de la population dans les cités progresse à grands pas.

Les quelques abus montés en épingle régulièrement pour légitimer cette politique ne représente qu’une goutte d’eau alors que les offices sont noyés sous les dossiers de 1,3 million de demandeurs de logement.

La volonté présidentielle de provoquer le départ de leur HLM des « nantis » ne fera qu’accélérer la ghettoïsation de certaines cités. Une perspective qui inquiète les bailleurs sociaux : leur souci de préserver la mixité sociale dans les quartiers est battu en brèche par cette initiative.

Et une fois dehors, poussés par des surloyers dissuasifs, les ex-locataires « trop riches » auront-ils alors les moyens de se loger quand les prix de l’immobilier ont atteint des sommets ? ... "

HLM, le scandale de nantis qui abusent!

Le point du vue du Mouvement Démocrate (Bayrou) :

HLM, le scandale de nantis

qui abusent!

Extrait d'une chronique exprimée juste là

"... Le brillant Nicolas Sarkozy trouve anomal que des logements HLM restent attribués à des personnes dont les revenus ont augmentés, voire sont restés jusqu’au bout de leur vie dans le dit logement....
... quand on regarde de plus près, cette situation est d’une part, assez peu fréquente (5 à 10 %) et d’autre part, touche une population dont les revenus évoluent jusqu'à 2.5 fois le SMIC en fin de carrière, pour rechuter de 1.7 fois le SMIC arrivé en retraite… bref d'insupportables retraités nantis !

Comme dit si bien Emmanuel Todd « les petits privilèges, de petits gens »

Une population de petits retraités dont le seul luxe va rester de vivre dans leur quartier, avec leurs repaires, leurs fréquentations, son épicier, son boulanger, et de recevoir une à deux fois par ans leurs enfants (quand ils pensent à venir) dans le 4 pièces devenu trop grand,certes, mais surtout trop vide une fois le conjoint disparu.

C’est vrai, quoi! on devrait virer la grand-mère dans un 2 pièces en périphérie, voire dans un mouroir... "